Lundi 06 Mars 2017
19h30 - Black Pinky

Rencontre entre calligraphies arabe et chinoise

30Bis rue de la Gaité - 75014

Anissa Lalahoum (Algérie)

Enfant de Montreuil, née en 1980, franco-algérienne, petite enfance en Algérie, les parents décident de rentrer à Paris en 1991, la guerre civile gronde. Anissa travaille 15 ans dans le monde bancaire. Arrive le grain de sable, en souffrance, son corps la force à s’arrêter. Virage à bâbord toute, cap sur l’épanouissement. Le Vrai, celui auquel on n’échappe pas, parce que c’est ça ou la mort. Beaucoup comprendront. Tout cela commence dans une effusion de couleurs ! Anissa commence en créant le tableau qu’elle ne trouve pas, dit-elle. Ça, c’est l’excuse pour permettre à son trop-plein d’émotions de s’exprimer. Premières tapes encourageantes des proches.

C’est que ça aurait presque de la gueule !

Evidemment les rencontres, les coups de cutter à l’âme, les déceptions amoureuses, la colère, l’actualité, tout y passe et se couche docilement sous le calame et les bouts de bois qu’elle utilise. Pas ou peu de pinceau. Le style s’affine. 

 

Les anges doivent regarder amusés cette femme du désert qui se découvre. Un coup de pouce de l’Univers et Boom !

En moins d’un an la machine s’enclenche, et les langues passent de condescendance académique à sincères encouragements, puis l’émerveillement..

Cerise sur le gâteau, les preuves d’amour de ceux qu’on n’attend pas se mettent à pleuvoir. Anissa réussit une partie de son pari, amener son trait dans n’importe quelle chaumière. Peu lisent l’arabe, pourtant Tous comprennent ! Ah oui ! Il faut tout de même vous dire que la maligne brouille son message initial lors de la finalisation de chaque toile. Chacune de ses toiles est un journal intime. Anissa y révèle ses émotions, ses peurs, ses joies…Les plus perspicaces et observateurs arracheront quelques éclats d’âme. Quand on se pose devant les œuvres d’Anissa, ça se faufile sous l’épiderme, grimpe le long de la colonne, titille les neurones, rebondit contre le myocarde et finit dans un sourire de satisfaction. C’est comme ça. Ces lettres arabes, qu’elle griffonnait étant enfant pour s’apaiser, c’est l’exutoire sain, qui parle aux jeunes, à la femme au foyer comme aux nababs de l’Art !

Bienveillante, elle ne veut que transmettre son message d’amour universel… Et nous sommes les récepteurs !

 

Texte de Jayro Dellea

M. CHEN Bingkui (Chine)

Président de l'association des calligraphes et des peintres chinois en France. Gagnant des prix nationaux de calligraphie
Il a exposé en Chine, Singapour, Belgique , Suisse, dans des expositions de grande envergure. Réputé pour son talent et sa rigueur, il maîtrise le style de Shou Jin Ti. 

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